Les enseignants d’André Gide en colère ! [Goderville]

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Si les 2/3 des enseignants du collège André Gide étaient grévistes ce lundi, ce n’était pas seulement pour répondre à l’appel des trois principaux syndicats de l’Education Nationale contre la suppression de nombreux postes pour 2019.

Habituellement, le collège enregistre très peu de grévistes, mais cette fois-ci, le corps enseignant s’est fortement mobilisé après avoir appris que la subvention allouée par le Département était en forte baisse. Presque 9%, faisant perdre plus de 15 000 euros à l’établissement, alors que le nombre d’élèves est resté pratiquement identique. « En chute libre depuis 4 ans, le montant de la dotation n’est désormais plus suffisant pour assurer les dépenses quotidiennes du collège » assurent les enseignants. Cette basse drastique a désormais un impact sur les actions pédagogiques et sur différents projets, notamment sur les sorties telles que le Mémorial de Caen, Versailles, la Semaine du Cinéma…

Le collectif clame son incompréhension, étonné par le calcul du Département car les 236 euros prévus par élèves représentent 20% de moins que la moyenne observée sur l’ensemble des autres collèges du territoire. A force de demander à l’établissement de piocher dans ses réserves, celles-ci sont épuisées et les enseignants sont très inquiets pour la suite. « Le collège, qui est un établissement ancien, est devenu coûteux en frais de réparation, d’entretien et de chauffage. Cette partie n’étant pas compressible, les économies devront forcément être faites sur le dos des élèves ». Dotés d’imprimantes, il n’est plus question pour eux d’acheter des cartouches d’encre, de faire réparer des volets défectueux ou encore de renouveler le matériel devenu obsolète.

« Les décideurs semblent oublier qu’André Gide est un établissement rural présentant un taux de catégories socio-professionnelles (CSP) défavorisées supérieur à la moyenne du Département. Nous sommes éloignés des lieux culturels et les déplacements coûtent de l’argent pour peu que nous souhaitions bénéficier d’avantages comparables aux établissements situés en ville ».

Une audience a été demandée auprès de la Conseillère Départementale mais les enseignants sont clairs : le budget doit être revu à la hausse sans quoi les projets pédagogiques, et parfois même le programme scolaire, ne pourront être assurés !

Devant cette décision incohérente selon eux, les enseignants ne s’interdisent pas d’autres. Une motion sera d’ailleurs présentée au Conseil d’Administration vendredi soir.